Depuis fin septembre, madame le Maire tente, par voie de presse, de se donner l’image d’une personne au dessus de la mêlée, parée de toutes les vertus et indignée des petitesses politiciennes.
Comme si elle était étrangère à la comédie orchestrée par elle même et ses proches, ou comme si elle se préparait à un nouveau rôle.
Il est vrai que depuis quelque temps, le pensionnaire du bar de l’Olivier agace de plus en plus un grand nombre de ceux qui avaient bien voulu croire qu’il avait changé. Ils retrouvent même de plus en plus l’homme, autoritaire, personnel, clientéliste et prêt à toutes les alliances. Le retour raté lors du dernier Comité syndical n’a pas contribué à arranger les choses.
De là, en comparaison, à ce que madame le Maire veuille se donner l’image d’une innocente angélique, il y a un abîme. Ses propres pratiques sont aux antipodes de cette image.
-Mme le Maire « ne se reconnaît pas dans ces violences et ces jeux de rôles savamment orchestrés » ! Mais orchestrés par qui ? En imposant à ses collègues élus, une demi heure avant le Conseil, François Bernardini comme délégué communautaire, elle savait que cela mènerait à ce dont nous avons été témoin. C’était même son but unique !
Il paraît aussi qu’elle sera « plus que jamais présente si l’on réussit à élever le débat ».
Mais qui donc a contribué à le polluer, en multipliant les attaques mensongères et déplacées envers Michel Caillat depuis novembre 2006 ?
Qui donc a mis en doute la probité de tous les autres maires de l’intercommunalité, en les accusant faussement de ne pas respecter l’équité ?
Elle peut dire également, « La vraie plus-value, ce sont les idées des autres. Il faut s’en nourrir pour arriver ensemble ».
Puis dans le même élan, elle refuse tout débat lors des conseils municipaux. Tous ceux qui ne pensent pas « comme il faut » sont systématiquement écartés.
Elle peut aussi prétendre « qu’il faut faire travailler les gens ensemble, rechercher l’équilibre avec eux ». Est-ce pour cela qu’elle a laissé menacer, par deux de ses adjoints, un directeur d’équipement coupable à ses yeux d’être engagé politiquement ? Est-ce pour les mêmes raisons qu’elle a demandé au président de Ouest Provence de déplacer vers d’autres villes d’anciens employés mairie aux pensées non conformes ?
Et les exemples pourraient ainsi être multipliés. Il faut arrêter de vouloir faire croire que madame le Maire serait une personne pure et innocente, ne pensant qu’au bien des Istréens.
La réalité, est loin d’être celle là.
Une fois tombé le masque et dissipée la fumée, il reste un maire qui a réussi, en six mois, à mettre notre ville en situation de péril, à lui faire perdre son respect au sein de l’intercommunalité, à raviver la suspicion des institutions de l’Etat alors que Michel Caillat avait réussi à rétablir notre crédibilité, bien mal en point fin 2002.
En vérité, nous avons un maire qui laisse, de façon inacceptable, sa ville être dirigée par une personne non élue.
Que peut attendre la ville d’Istres, et que peuvent espérer les Istréens, face à un tel comportement ? Si l’habit ne fait pas le moine, l’hypocrisie ne crée pas l’innocence.
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