A propos du budget 2007 de la ville, les élus UMP ont diffusé un tract qui mérite une lecture attentive, tant il contient d’absurdités.
A l’occasion des débats sur les orientations budgétaires et le budget primitif, ils nous avaient déjà montré leur connaissance plutôt vague des réalités de la ville et de l’intercommunalité. Ils nous en apportent aujourd’hui la preuve éclatante, sauf à penser qu’ils prennent les Istréens pour des imbéciles en essayant de leur faire croire n’importe quoi.
Quelques exemples :
« La ville est anémiée, à bout de souffle, moribonde » Nous nous rappelons que monsieur Aragneau ne s’est de nouveau intéressé à sa ville que depuis peu de mois, ayant brusquement disparu de la vie locale après les élections municipales de 2001. De là à nier la vitalité de notre ville, ses activités sportives, culturelles ou festives, le nombre et la qualité des services offerts à la population dans les domaines éducatif, social, en direction des jeunes ou des moins jeunes, il faut être pourvu d’une mauvaise foi sans limite.
« Elle ne survit que grâce à la générosité du président du San », « si le San décidait de ne plus nous subventionner » Les élus UMP ne doivent pas savoir que des lois sur l’intercommunalité existent. Ce que les villes reçoivent de l’intercommunalité, grâce à la dotation de coopération, ce ne sont ni des aumônes, ni des dons, mais une redistribution des sommes perçues pour la taxe professionnelle selon des règles et des critères bien précis qui ne permettent pas au président du San de décider de les modifier.
« 70 % du budget finance la charge en personnel. 1506 employés ». Ce n’est pas très honnête de comparer la structure budgétaire de la ville avec d’autres villes qui n’ont pas le même mode de fonctionnement. Le fait que la ville d’Istres n’ait pas d’investissements (assurés par le San) ou qu’un certain nombre de compétences soient déléguées renforce obligatoirement la part des charges de personnel consacrées essentiellement aux services rendus à la population. Les élus UMP proposent-ils la réduction de ces services ?
« taxe d’habitation à 25,69 % alors qu’à Fos elle n’est que de 0,01 % » Un nouvel exemple de duplicité en passant sous silence la différence de structure fiscale qui permet à des villes comme Fos ou Berre, bénéficiant grâce à l’industrie de taxes foncières sans commune mesure à celles de la plupart des villes, de réduire massivement le taux de la taxe d’habitation.
« la liste des compétences déléguées au San est impressionnante » Monsieur Aragneau ne sait-il pas, ou alors fait-il semblant, que certaines de ces compétences déléguées sont obligatoires et que l’évolution de l’intercommunalité, au niveau national, va vers un plus grand nombre de compétences de délégations, l’échelon intercommunal permettant d’avoir une efficacité plus grande. Il serait temps de vous procurer les textes officiels et de commencer à les étudier.
« C’est le San qui décide à notre place, vos élus sont ultra minoritaires dans les décisions prises en dehors du Conseil municipal ». Si, depuis de nombreuses années, vous aviez assisté aux Comités syndicaux (qui sont publics) ou simplement si vous aviez pris la peine de prendre connaissance des comptes-rendus de ces séances, vous auriez constaté que, depuis la création du San, la quasi totalité des délibérations ont toujours été votées à l’unanimité. Ce sont les villes, représentées par leurs délégués, qui décident.
« la majorité des investissements sont le fait du San, du Conseil général ou de l’Etat, voire de la Région » C’est bien sûr le San qui réalise les investissements puisque, là encore, c’est la loi. Mais ces investissement se font en fonction des choix proposés par les villes. Quant aux subventions du département, de la Région ou de l’Etat, proposez vous leur suppression ?
« Ce budget qui n’est pas équilibré, oblige le Maire à recourir à l’emprunt forcé auprès de la tutelle du San ». Vous savez parfaitement que, par manœuvre politicienne voulue par leur conseiller « extérieur », les élus majoritaires ont volontairement présenté un budget en déséquilibre afin d’obliger le San à leur verser ce qu’ils appellent une « dotation de solidarité ». Il se trouve que la loi ne le permet pas.
Et la solidarité s’exerce envers ceux qui sont en réelle difficulté. Ce qui n’est pas le cas de la ville d’Istres. Qui peut raisonnablement croire, en effet, qu’avec un budget largement excédentaire en 2006, la ville d’Istres serait dans le rouge en 2007 ?
Il serait temps, messieurs de l’UMP, d’être un peu plus sérieux dans vos critiques.
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