Dans un commentaire sur une précédente note, Joêl Nodin pose la question de savoir si le SAN, est un outil au service de l'ensemble des habitants de la communauté. Question intéressante alors que la majorité actuelle a pris le risque de marginaliser notre ville au sein de Ouest Provence.
Le rôle de l’intercommunalité, partout en France, sera bien sûr présent dans le débat électoral. Et de nombreuses questions se posent.
Ce débat est important et c’est pour cela que (voir notre note du vendredi 26 octobre) nous avions proposé à madame le Maire un texte de remplacement pour Istres Mag. Ce texte ayant été refusé, en voici le contenu. Destiné au magazine municipal, il ne faisait qu’ouvrir la réflexion, sans apporter notre propre point de vue. Ce que nous ne manquerons pas de faire sur ce blog tout au long de ce débat.
Les prochaines élections municipales vont avoir lieu dans quatre mois. Il est incontestable que le fait intercommunal sera présent dans les débats. En cette période pré-électorale, nous avons choisi, non de vous donner notre point de vue (cela sera fait au cours de la campagne) mais de vous proposer des axes de réflexion afin que vous puissiez mieux apprécier les propositions que vous feront les uns et les autres.
L’assemblée des communautés de France vient de publier un sondage réalisé récemment afin d’apprécier le sentiment actuel des Français vis-à-vis de l’intercommunalité.
89 % des Français considèrent que cette appartenance est une bonne chose pour leur commune. Notamment parce qu’elle est jugée nécessaire pour l’élaboration d’un projet de développement cohérent, pour la mise en place de nouveaux services et équipements collectifs et pour le renforcement de la solidarité financière entre communes riches et pauvres.
Enfin 92 % des Français pensent qu’il est important que les grands projets et les domaines de compétence de leur intercommunalité soient placés au cœur des débats et des programmes des candidats lors des élections de mars 2008.
Nous savons tous parfaitement combien le SCA puis le SAN ont contribué au développement des villes de Fos, Istres et Miramas. L’intercommunalité est aujourd’hui une réalité incontournable, considérablement renforcée depuis les lois Chevènement. Il n’y aura pas de retour en arrière, mais une progression. Il appartient aux habitants des communes de participer à la réflexion pour que les élus qu’ils se choisiront fassent en sorte que cette progression se fasse dans les meilleures conditions afin que les avancées collectives permettent à chacune des villes qui composent notre intercommunalité d’offrir à leur population une qualité de vie renforcée.
Que ce soit en termes de logement, de transports, d’aménagement du territoire, de développement économique et d’emploi, de préservation et d’amélioration de l’environnement, les clés de la réussite se trouvent au sein de l’intercommunalité et nécessitent l’apport de chacune des communes.
Mais il n’est pas exclu que dans les années à venir d’autres secteurs d’activités ne deviennent également un enjeu intercommunal. On commence à parler, par exemple, de la sécurité, de l’action sociale.
Ce sont ces pistes de réflexion que nous souhaitons ouvrir avec vous. En vous laissant le choix de vous faire votre propre opinion.
La campagne politique sera, elle, l’occasion de vous faire part de nos propres orientations.
C’est évident que l’intercommunalité doit être un outil au service de l’ensemble des habitants. C’est le rôle qu’a joué la notre, même si tout le monde sait aujourd’hui que la ville d’Istres a été plutôt privilégiée pendant un certain nombre d’années.
C’est évident aussi que l’intercommunalité ne doit pas être un lieu de confrontation idéologique. C’est là l’erreur de la majorité istréenne actuelle qui a voulu introduire un discours partisan qui n’avait pas lieu d’être.
Tous les secteurs d’action dont vous parlez ne peuvent bien sur pas se développer au seul niveau municipal.
Rédigé par : Alexandre | vendredi 02 novembre 2007 à 19h02