Dans un récent article de presse, madame le Maire revient sur les dépenses de personnel : pour le régime indemnitaire, cette mesure a été « mal préparée, mal estimée dans ses conséquences budgétaires et injuste pour certains agents qui ont été oubliés » Façon peu élégante de se défausser sur son prédécesseur, mais curieuse constatation pour une personne qui participait aux commissions paritaires au sein desquelles a été défini ce régime indemnitaire.
Faut-il préciser également que madame Ruby, adjointe déléguée au personnel participait également régulièrement aux travaux de ces commissions (il lui est même arrivée d’en présider plusieurs en l’absence du maire) ; que tous les syndicats étaient également présents et que c’est à l’unanimité que toutes les décisions ont été prises. Le protocole d’accord triennal signé en 2004 a d’ailleurs été signé par toutes les organisations syndicales.
Ainsi toutes ces personnes, hautement responsables se seraient laissées imposer des mesures mal préparées et injustes pour certains agent ? Sans rien dire ? sans protester ?
Aujourd’hui, madame le Maire semble reprocher à son prédécesseur toutes les initiatives prises en matière de personnel pour masquer le fait de ne pas arriver à préparer un budget en équilibre.
C’est pourtant elle qui, avec toujours autant d’élégance durant la campagne électorale, affirmait que la revalorisation du régime indemnitaire, la stagiairisation des aides ménagères et des assistantes maternelles, l’intégration du personnel après 3 mois d’activité pour lutter contre la précarité, la création de prestations sociales pour le personnel, n’étaient que « les fruits positifs obtenus par Yves reverte, délégué syndical et Paule Rubis, adjointe au personnel », « le résultat tangible de la combativité et du savoir faire des élus syndicaux et des élus sortants de ma liste, auxquels l’ancien maire a seulement prêté sa signature »
Elle ne serait pas aujourd'hui co-responsable de décisions dont elle disait il y a quatre mois que seuls les membres de son équipe actuelle et elle-même en étaient les initiateurs ? Où donc est la vérité ?
Mais ce qui est surtout à craindre c’est que, n’arrivant pas à équilibrer le budget 2007, malgré un excédent 2006 très important, ce soit le personnel municipal qui fasse les frais des prochaines décisions des élus majoritaires. C’est tout un travail d'avancées sociales de plusieurs années qui serait alors remis en cause.
En parlant des délégués syndicaux, quelque chose m'interpelle ! Dans le budget voté il y a une subvention exceptionnelle pour la CGT territoriaux, il serait intéressant de connaître pourquoi cette demande, sur quels motifs...? Lorsqu'on a des problèmes de budget on peut tout naturellement se demander si une telle subvention était essentielle. Vous avez voté cette subvention, ainsi que la modeste somme pour l'union locale CFTC.
Loins de moi de critiquer les syndicats, surtout pas moi, mais serait-il pas à un moment plus juste d'octroyer à chaque OS la même subvention afin que les unions locales, (structures non pas en fonction des adhérents mais sur une possibilité à ceux qui ne le sont pas d'avoir une aide) puissent partir dans un pied d'égalité.
Après sur les territoraiux qu'il y ait des différences, certes mais en fonction de quoi ? Connaissaez vous beaucoup d'employeur qui donnent une subvention aux syndicats de leur entreprise, hormis le 0,2 % de fonctionnement des instances statutaires ?
C'est un syndicaliste qui parle, ne détournait pas mes propos, il n'ont pour but que de poser le débat sans animosité aucune ni anti quoique ce soit.
Mais l'égalité doit être le leitmotiv, qu'auriez vous pensé si lors de la remise des 500 signatures chaque candidat avant les élections auraient eu une subvention différente pour l'organisatioon des élections ?
Merci si vous passé ce modeste tribut au débat
Joël NODIN
Syndicaliste, fier del'être et qui va surement très bientôt agir dans la rue contre l'inégalité si les français ignorent les cinq dernières années
Rédigé par : Joël NODIN | mardi 24 avril 2007 à 20h26
La subvention exceptionnelle à la CGT territoriaux (2 300 €) concerne une aide à l’organisation à leur congrès annuel.
D’ne façon globale, voici les subventions octroyées cette année aux syndicats.
Pour les unions locales : CGT : 4 000 €, CFTC : 457 €, CFE-CGC : 1 067 €, FO : 2 500 €, CFDT : 2 600 €, SDU13-FSU : 1 000 €.
Pour les territoriaux : CGT: 3 000 €, FO : 1 500 €, CFDT : 1 800 €.
Ces subventions sont essentiellement destinées à des actions de formation. Chaque syndicat est d’ailleurs tenu de fournir un rapport détaillant l’utilisation de sa subvention. Ces rapports ont été présentés lors de ce même Conseil municipal.
Quant à votre question sur l’égalité des subventions aux syndicats, c’est une question qui peut effectivement être débattue. Jusqu’alors, il était tenu compte du poids respectif des différents syndicats. Ce qui semble a priori logique, les besoins n’étant pas les mêmes en fonction de l’importance de chaque syndicat.
A titre de comparaison (tout relatif bien sûr), l’Etat verse une aide financière aux partis politiques en fonction de leurs résultats aux élections.
Rédigé par : Istres alternative 2008 | jeudi 26 avril 2007 à 10h19