Plus que jamais, nous avons besoin de députés de gauche à l'Assemblée Nationale.
La franchise sur les soins de santé, la TVA "sociale", la défiscalisation des heures supplémentaires, la liste est longue des projets qui feront de la France des cinq prochaines années un pays moins juste et plus inégalitaire.
Comme toujours, ce sont les plus fragiles et les plus démunis qui se trouvent en première ligne. Mais c'est l'ensemble des Français qui sont concernés.
Tous ceux qui veulent qu’aucun parti ne puisse contrôler l’Assemblée nationale à lui seul, tous ceux qui craignent que sur le droit du travail, la protection sociale, les services publics, des principes essentiels ne soient remis en cause, tous ceux qui refusent que des cadeaux fiscaux soient accordés à quelques-uns et la TVA ou les prélèvements imposés à tous, que tous ceux-là viennent voter pour des députés de gauche dimanche prochain.
Chaque voix compte. L'indifférence n'est pas de mise.
Venez voter pour vous! Venez voter pour vous protéger, ça vous concerne.
Pour mémoire la TVA "sociale" a été évoqué par Dominique Strauss-Kahn. Elle a les faveurs des économistes de l'Eurogroupe et ma foi n'a pas si mal réussi chez nos voisins allemands !
Pour les services publics, pas plus tard qu'hier dans un colloque consacré à l'avenir de l'hôpital public (que je sers depuis 25 ans), l'ensemble des intervenants voyaient dans l'archaïsme du statut de la fonction publique hospitalière le principal obstacle à une réforme réussie de l'hospitalisation publique (qui sinon reviendra à sa mission initiale de charité, les "riches" se tournant de plus en plus vers le secteur privé - qui réalise déjà 80% de la chirurgie-). Ne confondons pas défense des statuts de la fonction publique avec défense des services publics !
Vos arguments sont économiquement faux et pénalisent à terme ceux que vous prétendez défendre.
Rédigé par : Thierry Berod | samedi 16 juin 2007 à 11h06
"et ma foi n'a pas si mal réussi chez nos voisins allemands ! " ???
Il serait temps d'éteindre les infos télé et de regarder la situation allemande de notre propres yeux...
Leur TVA a augmentée pour arrivée aujourd'hui à la hauteur de notre TVA, c'est à dire 19.6%. Dans le mêm temps, les entreprises ne pouvant suporter cette hausse sur leur marge, les prix ont augmentés..
Contrairement à ce que l'on veut nous faire croire, les entreprises ne pourront pas se résoudre à baisser leurs marges juste pour nos beaux yeux...
Si cette idée d'augmenter la TVA aboutissait, nous passerions de 19.6 à 24.6% . Les entreprises vont peut être prendre 3 % sur leur marge, ce qui dirons nous, nous amène à une hausse de 2% des prix. 2% me direz vous, ce n'est rien du tout... peut être à court terme... mais à long terme... calculez la somme en plus que vous aurez dépensée à la fin de l'année.
Et qui les empêchera ensuite de l'augmenter à 30 ou 40 % ? C'est vrai, pourquoi pas 40 puisque comme annoncée, il ne devrait pas y avoir de répercutions sur les prix aux consommateurs... laissez moi rire...
Rédigé par : un partisan de la rose | lundi 18 juin 2007 à 14h06
Etes-vous aveugles au point de ne pas avoir vu que la TVA sociale consiste dans le même temps à baisser les charges, de façon à ce que le bilan "hausse de TVA / baisse des charges" rende l'addition nulle pour les prix comme pour les entreprises ??
Ou est-ce l'habituelle mauvaise foi du PS, de Laurent Fabius, et de ceux qui sont prêts à sacrifier l'intérêt de la France à leurs petits intérêts égoïstes et/ou statutaires ?...
Ce qui empêche telle ou telle entreprise d'augmenter ses prix, c'est tout simplement la concurrence, qui récupèrera tous les clients de ceux qui voudraient jouer à ce petit jeu.
Rédigé par : Lavande & Coquelicots | lundi 18 juin 2007 à 19h43
Même en tentant de les cacher derrière des fleurs et des senteurs sympathiques, il y a des réalités qu’il est difficile de ne pas voir.
Si les entreprises, lorsqu’elles en ont l’opportunité, choisissaient de baisser les prix ou de mieux rémunérer leurs salariés plutôt que d’augmenter leurs profits, cela se saurait.
Vous pouvez toujours appeler cela de la mauvaise foi, les exemples sont multiples.
Faire croire qu’une augmentation de la tva n’aurait aucune répercussion sur les prix, c’est se moquer du monde.
C’est bien pour cela que Nicolas Sarkozy a sifflé la fin de la récré, la semaine dernière.
Malheureusement, le mal était fait.
Rédigé par : Istres Alternative 2008 | mardi 19 juin 2007 à 00h12
L'absence d'adaptation du pays aux réalités mondiales peut être une solution politiquement confortable, on l'a bien vu dimanche ! Défend-t-on comme cela les intérêts du plus grand nombre de citoyens ? Je ne le crois pas. Les élites (de droite ou de gauche) auront toujours les moyens financiers et culturels de vivre bien la mondialisation. Diplômés, polyglottes, mobiles, eux, et surtout leur progéniture (qui a échappé à la carte scolaire pour suivre les filières d'excellence prépas-GE...) sauront échapper aux cotisations exhorbitantes sur le travail.
Seuls les "manants" ,au sens étymologique du mot qui provient du latin maneo -je reste- c'est à dire les serfs sans possibilité de bouger, verront leur feuille de paye prendre régulièrement- au nom de la défense du pouvoir d'achat- 1 ou 2 points de CGS.
Il y a longtemps la droite remportait les élections en agitant le péril rouge. Maintenant elle les gagne sur un programme plûtôt social-démocrate. C'est mieux. Aujourd'hui la gauche les perd, mais moins que prévu, en agitant le péril libéral.
Quand sera-t-on raisonnable dans ce pays ?
Rédigé par : Thierry Berod | mardi 19 juin 2007 à 14h10
Joli trait d'humour que d'attribuer la victoire de la droite à un programme plutôt social libéral...
C'est aussi ce qu'a essayé de nous faire croire Nicolas Sarkozy ce soir. Il a même osé nous dire qu'il pensait d'abord à ceux qui gagnaient 1 000 euros par mois.
Vous croyez vraiment que ce sont ces gens là qui vont bénéficier de la réduction du bouclier fiscal de 60 à 50 %, qui vont profiter du crédit d'impôt sur les emprunts immobiliers ou de l'éxonération des droits de succession, eux qui sont à la limite du seuil de pauvreté?
Peut-être pourront-ils, si leur patron le décide, effectuer quelques heures supplémentaires défiscalisées. Une chose est sûre, c'est que les chômeurs, eux, n'auront même pas cette possibilité.
Par contre, il ne fait aucun doute que ce sont ceux là, les plus démunis, qui seront les plus pénalisés par la franchise médicale envisagée.
Comme programme social-démocrate, il y a mieux....
Rédigé par : Istres Alternative 2008 | mercredi 20 juin 2007 à 23h16