Il y a peu, lors de la campagne présidentielle, il était question d’éthique et de morale politique.
A ce titre, le texte signé par madame Rubis dans Istres Mag du mois de mai, mérite à coup sûr une mention spéciale.
Comment une élue, adjointe déléguée aux finances, ose-t-elle impunément tenir des propos aussi irresponsables et mensongers ?
Quelle conception a-t-elle de sa responsabilité d’adjointe au Maire ?
« Un déficit aurait été programmé pour 2007 » . Et elle n’en aurait rien su alors qu’elle avait la responsabilité des finances ?
Elle aurait-elle été tenue à l’écart des informations. « L’opacité financière aurait été totale ». Mais qui était adjointe aux finances ? Quand on connaît son caractère, personne ne peut l’imaginer accepter que le directeur du service financier ne lui donne pas les éléments financiers nécessaires.
« Son appartenance à la majorité lui aurait été extorquée. Les décisions auraient été imposées ». Aurait-elle déjà oublié les réunions d’adjoints hebdomadaires (elle y était une des plus assidues) au cours desquelles tous les dossiers importants étaient débattus ?
« La gestion approximative de l’ancien Maire aurait alourdi la dette ». N’est-ce pas elle, cependant, qui se félicitait il y a peu que notre ville ait une dette égale à zéro ?
« L’équipe sortante laisserait en héritage un déficit de 3,98 millions d’euros ». La réalité est un résultat 2006 excédentaire de plus de 3,5 millions d’euros, annoncé officiellement par madame le Maire lors du dernier Conseil municipal et d’ailleurs inscrit dans le budget primitif 2007. C’est le bilan positif de l’équipe alors en place.
Qui peut croire qu’un résultat constaté de + 3,5 millions d’€ en 2006 puisse se transformer, en trois mois, en une prévision de déficit 2007 de 4 millions d’€ ? Soit un écart de 7,5 millions d’€.
Cela confirme soit une manipulation délibérée des chiffres, soit une incapacité à préparer un budget prévisionnel. Dans les deux cas, où se situe la responsabilité de l’adjointe aux finances ?
Enfin la perle finale, la plus savoureuse : c’est parce que l’équipe sortante ne savait pas que les élections municipales seraient repoussées en 2008 « au moment où les prévisions financières ont été établies » qu’elle aurait volontairement « laissé une bombe à retardement (financière) prête à exploser en 2007 ».
Hormis le fait que cette accusation est scandaleuse par la mise en cause de l’intégrité morale des personnes visées, c’est surtout un énorme mensonge.
La loi de report des élections municipales en 2008 a été votée par l’Assemblée nationale le 6 décembre 2005 après avis du conseil constitutionnel le 8 juillet 2005.
On imagine bien que ce texte n’a pas été écrit par l’adjointe aux finances. Mais à le lire, on se demande même si, au moins, elle l’a lu avant de le signer.
Car personne n’oubliera que madame Rubis est adjointe aux finances depuis de nombreuses années.
Personne n’oubliera que c’est elle, toutes ces années, qui a présenté en Conseil municipal tous les budgets primitifs et les comptes administratifs,.se félicitant à chaque fois de la qualité de la gestion municipale.
Oublier ou nier à ce point le passé récent, c’est dramatique.
Nous sommes bientôt sauvés : notre nouveau président lance un grand programme pour s'attaquer de plein fouet à la maladie d'ALzeihmer et mettre en oeuvre tous les moyens pour la recherche. De quoi garder espoir pour la ville d'Ys, euh pardon, la ville d'Istres !
Espèrons que la trés inspirée adjointe aux finances bénéficie en temps voulu de ce vaste programme !
Rédigé par : ethictactoc | samedi 12 mai 2007 à 19h11