A la lumière des résultats partiels de l’audit, enfin accessibles (en partie) après le simulacre de conseil municipal, une première remarque apparaît immédiatement.
Dans les audits financiers, l’expression « effet ciseaux » est particulièrement appréciée. C’est une façon simple et imagée d’expliquer que, lorsque les dépenses progressent plus vite que les recettes, on arrive rapidement à des résultats déficitaires croissants.
Cette formule avait déjà été utilisée par monsieur Durand, directeur général du San en 2001, pour expliquer la situation financière délicate laissée par son prédécesseur, François Bernardini.
La même expression aurait pu être utilisée en 2003 pour les finances de la ville d’Istres, après les deux exercices déficitaires de 2001 et 2002 lorsque F. Bernardini était Maire d’Istres.
Le redressement financier en 2003 montre que la volonté politique peut heureusement inverser le cours des choses.
Les ciseaux, en effet, on peut soit les ouvrir un peu plus, ce que fait l’audit avec des projections 2007-2011 aussi farfelues qu'irresponsables, soit les refermer en faisant les choix politiques responsables.
C’est exactement ce que faisait la majorité de 2006 depuis trois ans et qu’elle aurait continué de faire si elle était restée à la direction des affaires en proposant un budget primitif 2007 sincère et réellement équilibré.
Nicole Joulia et l’adjointe aux finances ont préféré fabriquer un faux déficit pour des raisons purement politiciennes.
La manœuvre se retourne aujourd’hui contre elles. Mais quelles traces ces fausses informations laisseront-elles dans l’esprit des Istréens ?
C’est une bien grave responsabilité prise par la majorité actuelle qui devrait un peu moins se laisser souffler de l’extérieur des stratégies aussi fumeuses que dangereuses.
Complétement profane dans le domaine des finances je crois comprendre qu'il est possible de créer un déficit budgétaire sur le papier au moins. A quoi cela sert'il ? Comment s'y prendre pour faire cela ?
Il me semble important qu'une explication simple soit donnée afin de rendre compréhensible ce jeu politique, ça au moins j'ai compris.
Merci de votre explication.
F.Dulot
Rédigé par : Françoise DULOT | mardi 29 mai 2007 à 11h58
Bonjour Françoise,il est aussi possible de créer son contraire!
Infos/Intox?
Avec Caillat c'était crédit,aujourd'hui c'est débit!
Sauf qu'aujourd'hui,c'est un audit financier qui en fait le constat!
Rédigé par : lacara | vendredi 01 juin 2007 à 13h02
Madame Lacara, votre réponse est politicienne et relève des cancans istréens, car la chambre régionale des comptes a félicité les finances de la ville dirigée par M.Caillat.Donc, Audit privé et chambre régionale des comptes (état)chacun croira ce qu'il voudra mais le doute perdure. Je voudrais seulement pouvoir être éclairée sur comment et à quoi ça sert.
Merci de votre tentative de réponse quand même.
F.Dulot
Rédigé par : Françoise DULOT | samedi 02 juin 2007 à 10h58
C'est sûr que face à une argumentation forte et si on a aucune réflexion sérieuse à faire, c'est plus facile de s'en sortir par une pirouette. Mais ça ne fait en rien avancer la réflexion.
On comprend mieux que les pages concernant les projections budgétaires pour les années à venir s'appuient sur des hypothèses qui ne sont absolument pas justifiées. Facile dans ces conditions de faire apparaître un déficit, surtout si c'est ce qu'on voulait mettre dans la tête des gens.
Votre explication de l'effet ciseaux montre bien une chose, la préparation d'un budget repose avant tout sur des choix. Il semble que les élus n'aient pas voulu ou pas su le faire.
Mais l'objectif, comme vous le dites ailleurs, n'était-il pas de faire croire à un déficit ?
Rédigé par : Alex | samedi 02 juin 2007 à 23h06