Chacun aura sans doute apprécié à sa juste mesure l’annonce ce jeudi après midi de la signature du pacte écologique de Nicolas Hulot par Jean-Claude Gaudin au nom de la ville de Marseille.
Que celui qui veut imposer à toute une population, contre son gré, de construire chez elle un incinérateur, signe un pacte où il est question de prévention en terme de santé, de préservation de l’environnement, de respect des procédures de démocratie participative, cela relève d’une hypocrisie sans nom et d’une triste manœuvre électoraliste.
Il se trouve que, dans une revue régionale, F.Bernardini, de son côté, se positionne d’une façon très ambiguë sur le projet d’incinérateur, parlant de blocage ennuyeux, de juste mesure, s’étonnant que les choses aient évolué brusquement.
Il est vrai qu’il n’a jamais, à ce jour, manifesté publiquement son soutien à tous ceux qui combattent ce projet.
Les 12 000 électeurs Istréens qui sont allés voter en janvier 2005 pour manifester leur refus à 97,14%, apprécieront comme il se doit cette position.
Et on attend avec curiosité de savoir ce qu’en pense Nicole Joulia qui, dans son programme (certes inspiré sinon rédigé par le même homme), affirmait un « refus catégorique à tout projet d’incinérateur ».
Il est vrai que cette affirmation se trouvait tout à la fin d’une longue liste de promesses concernant l’environnement, comme si cette lutte était loin d’être sa préoccupation première. Lui aurait-on alors suggéré de se faire discrète sur ce sujet… ?
Pour ceux qui avaient encore des doutes sur les alliances objectives qu’il y a toujours eu, et qu’il y a encore, entre J.C.Gaudin et F.Bernardini, les choses commence à s’éclaircir.
Comment, en regard, ne pas se souvenir des engagements forts et constants de Michel Caillat et Alain Detavernier, accompagnés d’élus et de militants de la section socialiste, présents lors des manifestations, des réunions publiques, des nombreuses actions, pour affirmer leur refus de laisser J.C.Gaudin imposer sur notre territoire un incinérateur refusé par toute une population.
Dans tout projet de cette ampleur, d'énormes enjeux financiers sont mis en oeuvre. En luttant contre ces projets ce sont de mannes de profits qui sont remises en causes. Qui sont les actionnaires ? Par le biais de sociétés écran actionnaires de sociétés "légales" certains peut-être ont des intérets qui vont au delà de la santé des citoyens. De plus, gare à ceux qui se mettront en travers de la route, ils pourraient bien finir... en prison (cqfd).
Rédigé par : Jean C | samedi 17 février 2007 à 07h41