M. Reverte, secrétaire général du syndicat CGT des territoriaux de la ville d’Istres et de Ouest Provence, explique dans La Provence son opposition à la mutation d’un agent du San.
Celui ci, par ailleurs élu municipal d’Istres juste avant son embauche au SAN en 2001, est aujourd’hui adjoint au maire.
Belle rapidité d’intervention et de soutien syndical de M. Reverte envers son collègue colistier qui, rappelons le, figure comme lui sur la liste Joulia/Bernardini.
Il n’est d’ailleurs pas étonnant que M. Reverte ne trouve aucune incompatibilité entre un statut d’élu municipal et un emploi au SAN, dans un secteur correspondant à sa délégation d’élu. En effet, lui-même employé municipal et candidat aux dernières élections de la ville, a été mandaté par sa liste Joulia/Clairement pour Istres comme délégué communautaire au SAN.
Par ailleurs M. Reverte, également élu des personnels communaux, assume un rôle majeur de permanent syndical mairie.
Certes, il n’est pas le seul dans ce cas. Avec son collègue M. Chastagnier, adjoint au Maire d’Istres, ils sont à la fois "juge et partie", ils votent donc, en tant qu’élu et délégué communautaire, les décisions concernant les personnels que d’autre part ils défendent en tant que délégués syndicaux.
M. Reverte nous avait habitué à plus d’intégrité. Et un peu de déontologie, ne ferait pas de mal à l’image des élus.
Ce qui laisse perplexe, c’est cet empressement médiatique et syndical, qu’il n’a pas manifesté envers d’autres collègues du personnel municipal, il y a quelques semaines.
- Lorsque dès le lendemain de l’élection municipale, un collaborateur du précédent maire est muté brutalement comme surveillant de baignade d’une piscine fermée pour cause de travaux à l’école Jean Moulin, aucune réaction syndicale.
- Lorsqu’une collaboratrice, en charge de la cohésion sociale, se voit signifier qu’elle doit partir sur le champ, parce qu’elle est indésirable en mairie, aucune réaction des délégués syndicaux.
- Lorsque le responsable de la communication est muté au service achat, toujours pas de réaction des délégués syndicaux.
- Lorsque la coordinatrice des femmes de service dans les écoles est mutée au service urbanisme, aucune réaction syndicale.
- Losqu’un directeur général adjoint se voit sournoisement retirer tous les services dont il avait la responsabilité au point de n’avoir plus rien à faire, aucune réaction de ces délégués syndicaux.
- Losqu'une jeune fille, simple citoyenne, figurant sur la liste le Contrat Citoyen, est rayée de la liste des vacataires d’un centre de loisir, ce qui lui payait ses études, aucune réaction des délégués syndicaux.
Ce ne sont pourtant là, que des décisions arbitraires visant à sanctionner des personnes dont le seul tort serait d’avoir été proches de l’ancienne équipe municipale.
A certaines d’entre elles, avant leur mutation, il a même été conseillé de rencontrer M. Bernardini, (vous savez, celui qui ne s’occupe pas des affaires de la mairie), pour qu’ils fassent amende honorable.
Comportement surprenant de la part de délégués syndicaux, élus pour défendre tous les territoriaux et non pour mener une action politique incompatible avec leur mandat syndical.
Nous n'avons cité ici quelques cas précis d’injustice qui auraient dû faire réagir n’importe quel syndicaliste libre, mais malheureusement beaucoup d’autres employés ont eu droit au coup de téléphone intimidateur venu d’en haut ou aux claques dans le dos très appuyées qui déstabilisent même les plus sereins !
Mais très bientôt la politique va solliciter l’éthique syndicale ! Quelle sera alors la position des délégués syndicaux élus lorsque, soit-disant pour rechercher des économies budgétaires, les évolutions de salaires, les formations et autres déplacements et avancements seront bloqués malgré les accords signés en mairie par les mêmes syndicalistes?
Qui votera? L’homme, le syndicaliste, le militant politique, l’employé municipal, l’élu municipal, le délégué SAN ou le président de l’association du personnel ?
c'est un bon exemple des lacunes de la loi quand les gens sont pas assez intègres. des représentants syndicaux élus dans la même collectivité c'est pas normal. mais des employés d'une intercommunalité élus dans une des villes qui la composent, c'est pas normal non plus. il est temps que la loi change. on a vu avec Bernardini comment ce cumul favorise les abus. ça devrait etre interdit.
Rédigé par : Florian | dimanche 29 avril 2007 à 17h14